La courir-thérapie de Katia - Portraits | Plaisir du Sport En Alsace
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Course à pied
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La courir-thérapie de Katia

Depuis deux ans, on voit énormément Katia en train de courir, sur route, ou par les monts et les vaux des collines vosgiennes - et surtout niederbronnoises. Filant comme le vent, elle a notamment participé à tous les semi-marathons alsaciens, se positionnant sur le podium à 10 reprises sur les 11 épreuves courues, et terminant première féminine du Challenge 21,1.

Difficile à suivre, insatiable, Katia puise son énergie illimitée dans le plaisir des échanges avec d'autres coureurs, dans la pratique d'un sport qui lui apporte une joie de vivre sans équivalent.

Impunément rebelle, elle joue, avec le brin de folie joyeuse qui la caractérise, à se lancer dans des paris impossibles.

Mais attention : derrière les apparences - et sa rage évidente d'en découdre - Katia possède un coeur de cristal, tout en fragilité et sensibilité. Les compétitions qu'elle enchaîne lui permettent de faire le plein de chaleur humaine et d'affection dont elle a furieusement besoin - pour mieux repartir !

 Katia - Challenge 21,1 édition 2017

Des exigences de championne - pour lutter contre ses démons intérieurs

Championne d'Alsace de handball en 1993, championne d'Alsace de VTT de descente en 1993, 1994, 1995 et championne de France catégorie stock en 1995, Katia, qui aura 41 ans en avril prochain, a commencé tôt à flirter avec les sommets. 

Avant, "je n'aimais pas du tout courir", reconnaît-elle, et si elle participe, en tant qu'adolescente, aux cross du collège, la place de ce sport reste pour elle très anecdotique. "Plus tard, lorsque j'ai rencontré mon mari, nous participions à 3 ou 4 compétitions par an, lorsqu'elles se déroulaient près de chez nous". Et à l'époque où "je travaillais pour un grand coach dans une boutique qui vendait des articles pour le triple effort", et qu'elle s'inscrit à quelques triathlons - des distances découverte en général - "je me débrouillais toujours pour les faire en relais, avec un coéquipier coureur. La natation et le vélo, j'adorais."

À partir de 2001 et la naissance de sa deuxième fille (sur un total de cinq enfants), le sport est recalé en seconde position, derrière la vie de famille qui prend le dessus.

Le goût pour la course à pied naît quant à lui dans des circonstances perturbées, de ce qu'on pourrait appeler un trou noir cérébral. "J'ai vraiment commencé à courir en mars 2016. Je sortais d'une longue période sombre avec beaucoup de problèmes de santé, de périodes d'hospitalisation auxquels s'est greffée une phase d'anorexie : j'avais perdu 40kg en 6 mois". Durant cette période, prise dans un engrenage mental infernal, "pour perdre encore plus de poids, je courais, au ralenti car j'étais très faible, mais je courais. J'adorais ça. Fin 2015, j'ai finalement dû être hospitalisée dans une unité pour malades avec troubles alimentaires."

Un moment très difficile pour Katia car "je ne pouvais pas sortir, je n'avais pas le droit de faire des exercices ou de marcher, j'avais comme seule consigne de reprendre du poids. C'était la période de Noël et je voulais être auprès de mes enfants, être libre, retrouver la nature, bouger." Prisonnière corps et âme, Katia renâcle à restée enfermée. "Un médecin constatant mon dépit m'a demandé un jour comment je pouvais chasser ma colère. Je lui ai répondu : en courant. Sa réponse ? En courant, on n'avance pas." Inutile d'insister, Katia n'était "pas du tout d'accord avec lui."

Katia - Challenge 21,1 édition 2017

Courir pour chasser sa colère. Et même lorsque la pente devient ardue et que les autres marchent, Katia, elle, a l'énergie qu'il faut pour ne rien lâcher.

"Libérée, délivrée..."

L'évidence est là : "depuis ma sortie de l'hôpital en janvier 2016, je n'arrête pas d'évoluer. J'ai trouvé un équilibre grâce à la course à pied - et ma liberté au passage. J'ai participé à une première course deux mois après ma sortie. C'est la course à pied qui m'a sortie de cet engrenage qu'est l'anorexie, car pour pouvoir éprouver ce sentiment de liberté à cavaler sur les super belles montagnes de Niederbronn, il me fallait des forces..." Et donc recommencer à manger.

Dans le même temps, "la course à pied est devenue un garde-fou", avoue-t-elle. "Car lors de mes phases de dépression dues à mes troubles psychologiques (bipolarité) je consommais pas mal de cochonneries. J'avais besoin d'oublier, de quitter la terre et le réel l'espace d'un instant. Cette période très difficile m'a renforcée dans ma tête : je ne vois plus les choses de la même façon, je prends plaisir à peu de choses."

Renonçant à ce passé obscur, Katia, à la fois touchante et déterminée, explique que "lorsque vous avez été privée de liberté de nombreuses années à cause de problèmes de santé, le simple fait de pouvoir marcher à sa guise et d'aller où bon vous semble est un sentiment tellement intense qu'il est impossible de vouloir revenir en arrière. Maintenant, je sais que je n'ai droit à aucun faux pas. Je n'ai pas envie de donner raison à certaines personnes qui pensent que j'ai besoin de substances pour courir comme je le fais. Le seul stimulant que j'utilise, c'est ma volonté d'aller de l'avant. Je sais que je dois me montrer exemplaire, pour tous les sportifs, quel que soit leur niveau, pour ma famille, mes amis - et pour moi surtout."

Justement, comme s'il l'aidait dans sa démarche, "le sport me donne au centuple ce que je prenais. Je cours à la recherche d'endorphines naturelles, et je suis tellement bien que je décolle du sol naturellement ! Je me sens très bien lorsque je peux cavaler à ma guise dans mon petit coin de paradis, juste en face de chez moi. J'oublie tout." Très naturellement aussi, "la course à pied est devenue un exutoire pour moi. C'est ma thérapie."

Car courir apporte "la liberté, le bien-être physique et psychique" à Katia. "C'est l'absence de contraintes. Je vais bien lorsque je cours, alors je ne cherche pas à comprendre". Et surtout : "le sport ma apporté beaucoup d'amis ! J'ai fait les plus belles rencontres les dernières années lors des compétitions. Je partage avec énormément de personnes différentes chaque week-end. Mes meilleures amies actuelles, je les ai rencontrées grâce à la course à pied."

Katia - Challenge 21,1 édition 2017

  "Je partage de super moments avec Anne, ma coéquipière de bike & run, qui habite à deux minutes de chez moi (en photo ci-dessus), avec Rosalie avec qui je fais quelques entraînements et un brin de causette". Il y a aussi Marie-Jeanne (en photo ci-dessous) : "c'est un peu ma petite maman, même si j'écoute rarement ses conseils."

Katia - Challenge 21,1 édition 2017

Elle savait que c'était impossible, alors elle l'a fait !

Repoussant avec véhémence les jugements hâtifs et obtus qui sont autant d'atteintes à sa liberté d'être qui elle est, Katia se rue avec plaisir dans des missions impossibles. Recommencer à courir a été son premier challenge, car "avec un genou en vrac suite à 4 opérations en raison d'une fracture de la rotule en 2012 et l'évitement de la pose d'une prothèse lors de l'ultime opération, je boitais encore rien qu'à la marche début 2015". Mais le raisonnement de la championne est de prouver que tout est possible à force de volonté.

En 2017, sa présence sur le Challenge 21,1 "Et si je participais à tous les semi-marathons d'Alsace cette année ?" est issue de ce leitmotiv. " Je me suis inscrite justement parce qu'on m'avait dit que c'était impossible de faire les 11 étapes en plus de toutes les autres courses que j'avais prévu de faire. Et moi, si on me dit que c'est impossible, je fais tout pour prouver le contraire !" Le ton est bel et bien donné.

Effectivement, en 2017 Katia a un programme de courses on ne peut plus chargé : "Actuellement, je fais autant de compétitions en 15 jours qu'avant en une année complète". En mai, elle a remporté côté féminines le Challenge Marcel Rudloff des courses de Strasbourg qui consistait à enchaîner, sur la même journée, les trois distances proposées (5km/10km/semi-marathon). Tout au long de l'année, elle a cumulé 82 courses... 

Si la course à pied donne des ailes à Katia, elle doit faire attention à ne pas se les brûler. Elle admet elle-même qu'après un début du Challenge 21,1 qui "n'a pas été plus difficile que ça, les choses se sont corsées à mi-parcours. En septembre, j'ai participé à un 24h en faveur de la santé mentale, et j'ai forcé sur une ancienne tendinite du talon d'Achille pour boucler cette expérience en réalisant 143km, un peu (beaucoup) dans la douleur sur la fin. Du coup, j'ai pris part aux épreuves de Colmar, Rosheim et Sélestat en serrant les dents, en me disant ça passe ou ça casse..." Dans ce contexte, "sur le plan personnel, je me suis découvert des ressources insoupçonnées, que j'ai puisées je ne sais où." Mais pour Katia, "c'était les 11 épreuves ou rien". Et si, "au départ, je n'attendais rien de précis du Challenge 21,1, au final, j'ai juste la satisfaction de l'avoir réussi malgré les obstacles".

Sur le plan humain, "le Challenge 21,1 m'a apporté une multitude d'émotions. Il m'a permis de faire la connaissance d'autres coureurs qui avaient la même optique que moi. Je pense notamment à Virginie qui avait déjà participé aux deux éditions précédentes, et qui a eu la même motivation à aller jusqu'au bout. Il y a aussi Thomas, le grand gagnant 2017, Luc-Olivier le serein, etc. Tous sont devenus attachants au fil de la saison : nous étions heureux de nous retrouver dans cet objectif commun." De plus, intérieurement, "chaque manche m'a apporté des émotions différentes, me faisant passer de la joie à la souffrance, de l'espoir au pessimisme. J'ai aussi réalisé une épreuve aux côtés de mon ami Abdallah, en faveur de l'association Axel, un sourire à vie, qui lutte contre les cancers pédiatriques. C'est important de penser à ceux qui ne peuvent pas, ou ne sont plus là pour partager cette chance que nous avons."

Katia - Challenge 21,1 édition 2017

"L'idée qui m'a motivée à aller au bout du Challenge 21,1, c'est simplement celle de montrer que le mot impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire. Entretemps, beaucoup d'autres motivations se sont ajoutées." En photo, déguisée, sur l'épreuve d'Illkirch-Graffenstaden de décembre 2017. En 2018, Katia s'est réinscrite au Challenge 21,1 mais mettra l'accent sur d'autres défis : "je vais surtout me faire plaisir en optant pour plus de courses nature ou trails. J'ai besoin d'arbres, de cailloux, de rochers, de boue... Pour 2018, je referai le semi-marathon d'Ottrott, exactement le profil de course que j'aime. Non blessée j'espère, car j'avais trop mal en 2017 pour profiter des super paysages. J'avais droit à une inscription gratuite sur le semi-marathon de mon choix en 2018, et c'était sans hésitation l'épreuve d'Ottrott que j'ai choisie."

L'appel de la nature et la théorie du sport-plaisir

On comprend mieux, à la lumière de ces éléments, que chercher à discipliner Katia revienne à vouloir domestiquer un chat sauvage : elle n'a cure des conseils et n'écoute que ses envies. Ainsi, son entraînement : "je fais au feeling, un peu à tort et à travers, à ma sauce en fait. Pour les conseils, je serais plutôt le mauvais exemple à ne pas suivre. Je crois que la méthode Kat' ne fonctionne que pour moi. Je passe beaucoup de temps à courir chez moi en forêt (quasiment jamais sur route), j'y vais tranquille et je m'arrête souvent pour prendre des selfies (parfois plus que je ne cours). Je cherche toujours un bel endroit à partager pour mes amis Facebook. Je surkiffe de pouvoir partir comme ça sans chercher quoi que ce soit, si ce n'est le bien-être. Un simple tronc me suffit pour m'arrêter et faire le zouave."

Son seul conseil et secret en matière de course à pied, "c'est de faire ce que votre coeur vous dit. Si on fait les choses par envie, le reste suivra. Enfin, en général..." Et, on pouvait s'y attendre, elle détourne allègrement les raisonnements classiques : "Personnellement, je préfère prendre plaisir à faire quelque chose, quitte à mal le faire, que l'inverse. Je dis toujours que ce ne sont pas 10 secondes ou même une minute de moins sur un 10km qui vont changer ma vie. Pas à mon niveau en tout cas, donc le plaisir avant tout..."

Intarissable, Katia pourrait "encore parler course à pied pendant des heures, mais je pense à ceux qui sont en train de lire, donc je m'arrêterai là. J'aimerais juste finir en remerciant sincèrement toutes les personnes qui m'entourent. Franck, mon mari, mes enfants, mes amis. Ce n'est pas toujours simple de me suivre, mais mon super mental qui est à la fois ma force et ma faiblesse, c'est à vous tous que je le dois." Elle dédie sa première place au Challenge 21,1 à tout ce petit monde, ainsi qu'aux "professionnels de santé* qui me guident pour gérer ma vie normale et ma vie sportive. Je n'en parle jamais pour préserver cette partie de moi, mais ils m'aident tous beaucoup. Ce défi est devenu un challenge d'équipe - or c'est bien plus beau de gagner à plusieurs."

Sa gratitude n'oublie personne : "merci à mon partenaire Endurance Shop pour sa confiance, à Plaisir du sport en Alsace de m'avoir fait vivre cette expérience des semi-marathons. Merci aux personnes au bord des routes et des chemins pour les encouragements, aux bénévoles, aux photographes - en fait : à tous ceux qui me permettent de me sentir comme un poisson dans l'eau depuis deux ans."

Petit poisson Katia, ton exemple devrait donner des ailes à de nombreuses futures gazelles, elles aussi à la recherche d'un profond bien-être intérieur. Merci pour l'exemple que tu nous donnes.

Katia - Challenge 21,1 édition 2017

 Le bonheur d'explorer la nature contribue à l'envie de courir pour Katia : "Je monte quasiment tous les jours à la tour du Wintersberg, et je prends en photo sous tous les angles le super panorama offert par les lieux". 


*En clap de fin et petit clin d'oeil, Katia tient à souligner le rôle essentiel du Dr R., "qui m’a connue dans les périodes difficiles et qui a vu mon évolution. J'aimais partager mes victoires avec lui, car c'étaient un peu les siennes aussi. Son départ après 7 années de suivi et de soins m’attriste beaucoup, mais j’essaierai de continuer sur la bonne voie. Le faire seule ne pourra que lui faire plaisir. Et il sera toujours présent dans un coin de ma tête et surtout de mon cœur. Très belle retraite à lui !"


Katia Hirtz, 40 ans

  • Résidence : Niederbronn-les-Bains (67)
  • Vie personnelle : Mariée, 5 enfants
  • Vie professionnelle : "je ne travaille pas actuellement, j'ai en projet une réorientation professionnelle dans le domaine du sport et/ou de l'animation dans le secteur de la petite enfance".
  • Son passé sportif : Elle a pratiqué le handball pendant 8 ans dans différents clubs. "À 16 ans, j'ai fait mes premiers pas dans le sport individuel en VTT de descente, aux côtés de mon mari qui m'a transmis sa passion pour ce sport, lors de notre rencontre il y a presque 25 ans. J'ai continué le VTT jusqu'à la naissance de ma deuxième fille en 2001, ensuite j'ai raccroché et j'ai tout arrêté pour me consacrer uniquement à mes enfants."
  • Son profil actuel de sportive : "Je touche à toutes les disciplines : course sur route, nature, montagne, bike & run, duathlon, triathlon, courses sur neige ou avec des obstacles. Mon niveau de pratique reste régional."
  • Ses anecdotes : "Lorsque j'ai vu des coureurs kenyans aux courses de Strasbourg pour la première fois, je me suis dit : eux, ils courent (pas forcément leur passion) pour pouvoir manger, et moi, je mange pour pouvoir courir (ma passion)..."
  • Les médias et Katia : suite aux Courses de Strasbourg, France 3 Alsace a tourné avec elle un petit reportage chez elle à Niederbronn. "Une très belle première pour moi, et une grande fierté d'avoir été choisie !"
  • Sa vision de la course à pied : "C'est un sport individuel, mais j'y trouve plus d'entraide, de solidarité que lors de mes années de handball. Le sport est une très belle école de la vie, avec l'acceptation des différences notamment. Dommage que les jeunes ne s'y intéressent plus."
  • Finir le Challenge 21,1 : sur les chapeaux de roue ! "Ma voiture m'a lâchée au moment de me rendre à Illkirch". "C'était sans compter sur Denis, un ami, qui m'avait déjà emmenée sur d'autres épreuves. Il est venu spécialement à Niederbronn depuis Haguenau, malgré les routes enneigées, juste à temps pour chercher le dossard et prendre le départ. En cours de route, je lui ai dit que je prendrai le départ même si nous avions une heure de retard, car mon objectif était de finir tous les semi-marathons, peu importait le chrono. Mission accomplie, c'était un peu limite parfois mais j'ai bouclé les 11 épreuves avec des chronos pas si mal que ça."
  • Son épreuve du coeur, lors du Challenge 21,1 : "À Sélestat, lorsque j'ai couru avec Abdallah pour l'association Axel, un sourire à vie, il y a eu énormément d'émotions car on aurait dû courir avec Axel - mais il a rejoint les anges quelques semaines avant la course. On voulait courir quand même en sa mémoire, en emportant avec nous un ballon en forme de grenouille gonflé à l'hélium. C'était émouvant car on s'arrêtait souvent pour aller vers les gens et à l'arrivée toute la famille d'Axel nous attendait. Après 2h15 de course, nous avons franchi la ligne d'arrivée avec son grand frère et son meilleur copain, et fait un lâcher de ballon. Pas de podium ce jour-là mais, pour moi, c'était la pus belle des victoires."

L'auteur,
Elyse Moreigne

Editrice de Plaisir du sport en Alsace, passionnée de langages écrits, nageuse, coureuse et randonneuse, parfois triathlète, engagée pour valoriser la pratique sportive en Alsace en tant que source de bien-être, d'enthousiasme, de dépassement de soi !
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Cet article a été commenté 1 fois

De : JL, le 08/03/2018 à 13h57min18s |
bonjour, c' est très bien pour Katia d' avoir une couverture médiatique positive en faisant son coming out et de trouver ainsi son équilibre. Nous les bipolaires sommes entre 1 et 5% de la population donc au départ d' une course de 500 personnes on pourrait penser que dans l' anonymat le plus total se trouvent 5 à 25 personnes dans des situations plus ou moins semblables à Katia. Car un bipolaire reste un être humain spécifique et donc chacun vit sa bipolarité à sa manière avec son histoire et son entourage. Personnellement je ne souhaite pas révéler ma maladie. Je n' en ai pas honte mais c' est très complexe d' en parler. Les gens risquent de ne pas être suffisamment ouverts et surtout instruits pour comprendre. Je ne comprends que trop bien les remarques désagréables que peut subir Katia, perso je risquerai de "péter gravement les plombs" dans certaines situations ou alors de me retrouver en grande dépression. Alors j' essaie de gérer au mieux sans trop me faire remarquer ce qui n' est pas évident avec le temps. Car si je cours moins souvent et moins vite que Katia, je participe quand même à une trentaine de compétitions par an route, trails et triathlon confondus; Parfois pas trop loin du podium se sont surtout des blessures à répétition au niveau du tendon d' Achille et des mollets qui m' empêchent de passer la vitesse supérieure avec le volume d' entraînement adéquat. En tous les cas bravo et bonne continuation à Katia. Encore une fois bien que nous soyons des marginaux nous ne sommes pas si isolés que ça.
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