Trail des Marcaires 2014 : retour d'expérience - Portraits | Plaisir du Sport En Alsace
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Trail des Marcaires 2014 : retour d'expérience

Y étiez-vous ? Eux oui : Laure, Alexandre, Arnaud et Jean-Philippe ont été largement conquis par l'appel des sommets de la vallée de Munster.

Nos quatre runners ont participé au Trail des Marcaires 2014, couru le 25 mai dernier, sous un soleil éclatant. Comme plus d'un millier d'autres férus de la discipline, ils se sont côtoyés cette année sur les trois distances proposées : 12, 31 ou 52km.

Aucune de ces trois épreuves bien distinctes n'a ménagé des participants qui, s'ils ne s'étaient pas endurcis avant, ont eu l'occasion de toucher parfois à leurs limites - voire de les dépasser.

Récit d'une expérience que tous quatre ont bigrement envie de renouveler.

Crédit photos : L'Alsace en courant - http://alsace-en-courant.com

Jean-Philippe, engagé sur le 52km.

Un trail surprenant

La spécificité du Trail des Marcaires est sans aucun doute sa grande technicité. Car que l'on arpente les sentiers du "petit" 12km, que l'on s'initie aux 31km du Défi de Muhlbach ou que l'on tente la grande boucle de 52km, le constat est partout le même : le Trail des Marcaires a un côté très alpin, très technique.

Alexandre, 37 ans, de Brumath, a été "très surpris par ce trail, par sa technicité avec ses pierriers, dévers, descentes casse-pattes". En pleine préparation du 80km de Chamonix, il s'était inscrit sur le 31km qui l'intéressait "par son profil particulier avec une grosse montée de 800m dans le premier tiers du parcours. Ainsi", poursuit-il, "Malgré le format réduit de 31km, cela reste un trail difficile techniquement, à ne pas aborder à la légère. Il demande une bonne préparation."

S'entraînant - lui aussi - pour participer aux 80km de Chamonix, Arnaud, 30 ans, d'Oberhausbergen, avait pour objectif de confirmer sa forme sur le 52km du Trail des Marcaires. "J'ai malheureusement rapidement déchanté en raison d'une douleur apparue rapidement et persistante au niveau du genou gauche." Cette tendinite du vaste externe, comme il sera diagnostiqué plus tard, "m'a quelque peu gâché mon plaisir, avec certains moments particulièrement douloureux et moralement difficiles."

Arnaud, finisher du 52km, malgré un genou très douloureux.

Jean-Philippe, venant de Thionville (Moselle), 38 ans, a repris le départ du 52km cette année. "J'avais vu les photos de l'édition 2012 du Trail des Marcaires avec des paysages magnifiques sous un superbe soleil. Je me suis inscrit très rapidement à l'édition 2013 en pensant que fin mai, le soleil serait à nouveau au rendez-vous. Ce n'était pas le cas, mais j'ai quand même découvert un magnifique trail, avec un parcours varié et difficile. J'étais heureux de finir cette première tentative sans être trop entamé, parce que j'avais bien géré ma course. Cette année, je voulais faire un meilleur temps qu'en 2013, j'espérais moins de 6 heures et surtout de pouvoir apprécier les paysages sous le soleil. Mais victime d'une entorse, j'ai dû arrêter au 17e kilomètre."

Laure, 29 ans, de Colmar, qui s'essayait à sa première course en montagne, a été "surprise par la raideur des descentes et la technique que cela demande. Quand on n'a pas l'habitude du hors piste, cela surprend !" Le Trail des Marcaires a été l'occasion pour elle de se rendre compte que "courir en montagne demande plus d'attention et de concentration que sur route". Au final, même si "l'effort est géré différemment et le cardio beaucoup plus important, on se sent néanmoins beaucoup plus libre et la satisfaction d'arriver au bout d'une dénivelée ardue est encore plus grande."

Premier constat : le Trail des Marcaires ne laisse personne totalement indemne. Et encore moins indifférent.

Des paysages et un tracé qui régalent les coureurs

Les paysages locaux sont largement responsables du coup de coeur des traileurs. D'autant plus que cette année, la météo a été exceptionnelle. "Le jour de l'épreuve, le temps était vraiment idéal, le paysage magnifique" confirme Laure. "J'étais sereine".

Jean-Philippe, qui s'était initié au Trail des Marcaires en 2013 avec un temps hivernal, a eu l'occasion cette année de "pouvoir apprécier les paysages sous le soleil".

En termes de parcours, Alexandre admet avoir été bluffé par le Défi de Muhlbach : "du condensé d'un vrai trail grand format, avec en prime un paysage magnifique en toile de fond. Côté organisation, je lui attribue cinq étoiles !" Ce qui l'a surtout séduit : "je garde en tête la magnifique vue à 360° une fois arrivé en haut des crêtes."

Pour Arnaud, le Trail des Marcaires est "le plus beau parcours que j'ai pour le moment pu courir en Alsace : les chaumes, les sommets découverts et dépourvus de hautes végétations offrent un paysage idéal à la pratique du trail."

Laure garde un excellent souvenir de son premier trail : "j'ai été séduite par le tracé, on ne voit pas passer les 12km tellement le paysage est agréable et varié. Et ça a été un vrai bonheur de courir avec les chevaux dans le pré."

Deuxième constat : varié, technique, difficile, beau, enthousiasmant... le Trail des Marcaires est une épreuve complète.

Les paysages : un ravissement sur le Trail des Marcaires.

Se dépasser - et y revenir, quelle que soit la distance

Malgré sa beauté, l'épreuve du Trail des Marcaires est telle qu'on ne peut jamais dire à l'avance comment chacun va réussir à la gérer. Et même lorsque l'on est un habitué du trail et que l'on a de bonnes jambes et du souffle, cela ne suffit pas, car personne n'est jamais à l'abri d'une blessure.

Arnaud ne s'attendait pas à avoir mal, et même si la déception quant au classement est là (Arnaud ne termine que 86e sur 296 partants), le challenge a été de continuer jusqu'au bout malgré la douleur. "J'ai mal vécu cette douleur, car souvent violente physiquement au moment de poser le pied au sol, et moralement aussi, car je me faisais dépasser par tous les autres concurrents. Je n'avais plus les armes pour lutter de manière égale avec les autres coureurs." S'il décide de continuer, c'est "parce que je suis un compétiteur, et comme sur toutes les courses d'endurance on a toujours l'espoir que la douleur n'est que passagère et que ça finira par passer." 

Jean-Philippe est également déçu, d'une participation au trail qu'il qualifie pour sa part de "trop courte", contraint d'abandonner au 17e kilomètre.

Alexandre confirme que : "du quadriceps, il en faut pour aborder les montées et les descentes." Le Trail des Marcaires, dans sa version Défi de Muhlbach, est pour lui "un trail musclé".

Laure, fière de sa première participation à un trail - ici sur la P'tite course (12km) du Trail des Marcaires.

Laure en était à sa première participation à un vrai trail. Même s'il ne s'agissait que du petit format, la difficulté était bel et bien présente. "Avant la course, je me demandais s'il fallait courir continuellement ou marcher à certains endroits, suivant la pente. Je me suis lancée en suivant le peloton. J'ai bien géré mon effort, j'ai couru tout le long de la course sauf dans quelques pentes vraiment abruptes."

Au final, Laure confirme que "tout est question de motivation : à la fin de la course, je me suis dit que j'y étais arrivée, que ce qui me paraissait insurmontable et réservé aux coureurs confirmés il y a encore deux mois, je l'avais fait." Pour Laure, "l'organisation de Trail des Marcaires est une réussite, l'ambiance est chaleureuse". Au point que "je compte me réinscrire l'année prochaine et tenter le Défi de Muhlbach" assure-t-elle.

Une envie partagée par Alexandre, qui confirme : "Sans hésiter, l'an prochain je me fixe comme objectif de m'aligner au départ du grand format du Trail des Marcaires !"

Impatient de prendre sa revanche, Arnaud assure : "en attendant 2015, je serai sur les Crêtes vosgiennes fin août".

Quant à Jean-Philippe, il donne rendez-vous "au Petit Ballon sous le soleil", début 2015.

Troisième constat : l'envie de revenir est ancrée au corps de tous ces athlètes qui n'ont pas dit leur dernier mot à cette épreuve aux allures alpines.

Alexandre, en préparation du 80km de Chamonix, ici sur le 31km du Défi de Muhlbach.

En attendant l'édition 2015 du Trail des Marcaires, il reste tout un panel de belles courses nature régionales à découvrir - de bonnes occasions d'entraînement pour tous les amoureux des paysage d'Alsace et des sentiers de moyenne montagne. Et de quoi fortifier vos quadriceps, votre mental, vos pieds pour qu'ils soient fin prêts à savourer les futurs parcours du Trail des Marcaires qui s'annonceraient encore plus... surprenants l'an prochain. On ne vous en dit pas plus pour le moment. Restez connectés.


Les coureurs du Trail des Marcaires sont tous différents, et chacun possède sa vision bien personnelle de la course à pied.

Arnaud a démarré la course à pied "en tant qu'exutoire contre le stress de mon activité professionnelle de l'époque." Puis il a trouvé de plus en plus de plaisir à ce sport, et s'est mis à vouloir "améliorer mon temps sur des distances courtes comme des 10km. Ne me voyant plus progresser, j'ai décidé d'allonger les distances. Etant un amoureux de la montagne, le trail est devenu une bonne alternative."

Malgré sa douleur au genou sur le grand Trail des Marcaires, Arnaud a pris le temps de réaliser quelques photos, disponibles sur son blog consacré aux récits de courses auxquelles il a participé.

Pour Alexandre : "Certains prennent leur pied à sortir en discothèque, d'autres au cinéma : mon truc à moi, c'est le lever à 5h du matin le samedi matin, pour courir dans nos belles Vosges pendant 3 à 5 heures. Ceci étant, ce n'est pas incompatible avec les sorties ciné ou discothèque !"

Sa motivation dans la course à pied : "au départ, en 2009, ça a été de perdre du poids - ma bouée abdominale. Je sortais de 10 ans de sédentarité, et j'ai commencé à courir une heure par jour sans aucune structure. En un mois, j'avais perdu l'essentiel de mon surpoids et un ami m'a incité à m'inscrire à mon premier 10km sur route. C'était le début d'un enchaînement de courses sur route de tous formats (10km, semi-marathon et marathon)."

Il démarre le trail début 2013 : Grand Défi des Vosges, Marathon du Mont-Blanc, Trail de la Cote d'Opale, Belfortail, Saintélyon. Depuis le Trail des Marcaires, il a participé aux 80km de Chamonix et envisage le trail de Gorbio en octobre et la Saintélyon à nouveau "pour finir l'année".

Jean-Philippe a un parcours sportif de footballeur au niveau régional. Devenu runner après la naissance de ses filles, il a "tout de suite préféré les sorties dans les bois, plus variées et plus rythmées, aux sorties macadam, que je trouvais trop monotones."

Ses motivations pour le sport sont "la recherche de mes limites, la découverte de nouvelles régions par le sport et la rencontre de personnes ayant les mêmes passions que moi."

Laure est quant à elle novice en la matière, puisqu'elle a démarré la course à pied en mars 2014. "J'ai toujours aimé le sport, mais j'ai des horaires de travail plutôt irréguliers et contraignants. Je me suis essayée à la course à pied en allant courir avec mon père sur le parcours Vita à Colmar. Très vite, je me suis sentie à l'aise, si bien que j'ai pris plaisir à y aller régulièrement et à augmenter la durée des séances. Je me suis rendu compte que lorsqu'un sport devient plaisir, on trouve toujours le temps de s'y consacrer."

Ce qui l'a motivée à s'inscrire à son premier trail ? "J'ai discuté avec certains coureurs qui m'ont fait comprendre que l'important était de se lancer, quel que soit le chrono, la participation et la motivation sont déjà une victoire en soi." Avec appréhension, car "faire 12km sur du plat c'est une chose, mais en montagne, c'est différent", Laure termine en 1h22, se classant 98e sur 216 finishers.

Pour ma part, et pour finir, je n'ajouterai qu'un seul mot : bravo. 


L'auteur,
Elyse Moreigne

Editrice de Plaisir du sport en Alsace, passionnée de langages écrits, nageuse, coureuse et randonneuse, parfois triathlète, engagée pour valoriser la pratique sportive en Alsace en tant que source de bien-être, d'enthousiasme, de dépassement de soi !
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