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Alexandre : le VTT pour tout donner - et surtout le meilleur de lui-même

Alexandre a le sport dans le sang. À bientôt 39 ans, ce solide jeune homme possède un tempérament à la fois dynamique et déterminé, qui s'exprime généreusement dans la vie comme dans l'activité physique.

Adepte de nombreuses disciplines, c'est essentiellement au travers du VTT qu'il trouve la meilleure expression de son désir de se défouler et d'aller au bout de lui-même. Et qu'il renoue avec les valeurs qui lui sont chères : le respect de la nature, des autres, et de lui-même.

Portrait d'un passionné, furieusement attaché au désir d'en vivre toujours plus grâce au sport.

Alexandre, passionné de sport et de nature.

Un passé de champion

Alexandre est venu au sport dès l'âge de 3 ans - poussé par le désir de son papa, multiple champion régional de judo, de voir son fils trouver dans l'activité physique la même passion que lui.

Du coup, comme un héritage paternel, "l'esprit de compétition est fortement ancré chez moi", confie-t-il. "J'ai d'abord commencé par le foot, où nous avons été plusieurs fois champions régionaux en tant que cadets et juniors (FC Kingersheim). J'y ai joué pendant 15 ans, puis vers l'âge de 16 ans, j'ai commencé à jouer au volley également. Il y a quatre ans, nous sommes devenus champions régionaux seniors, à Ribeauvillé et à Sausheim."

En grandissant, les sports d'équipes ont pris moins d'importance, car s'il devenait difficile de trouver des personnes disponibles pour jouer, les motivations s'orientaient en même temps vers davantage d'individualisme.

C'est suite à une blessure au genou il y a 3 ans que les sports d'équipe s'arrêtent définitivement pour Alex. Pour faire de la rééducation, il se met à la natation, et parallèlement, il passe en revue les autres sports qu'il connaît déjà et qui lui plaisent.

Parmi les activités qu'il pratique désormais, le badminton et le VTT constituent les piliers. En parallèle, il s'adonne aussi volontiers à la randonnée, la course à pied et la natation.

Le VTT : un sport essentiel pour Alex.

Chercher l'excitation de l'aventure

Que ce soit en badminton, en VTT ou ailleurs, Alex apprécie "à la fois l'excitation liée au plaisir de jouer, et l'apaisement, lorsque je ressors vidé de mes séances. Le sport a toujours été mon défouloir - mais il génère en même temps du plaisir, sinon, ça n'a aucun intérêt."

En VTT, la difficulté fait partie du défi sportif : "même s'il y a de la souffrance, cela fait partie du dépassement de soi ; je cherche aussi, quelque part, à me faire mal pour connaître les propres limites de mon corps." Derrière tout ça vient s'imbriquer le sentiment de fierté d'avoir triomphé des obstacles. "Les difficultés sont nombreuses lorsqu'on emprunte un itinéraire pour la première fois : j'y vais le plus souvent au feeling, il faut donc que je trouve d'abord le bon chemin, que je gère les montées, l'effort dans sa globalité."

Il faut aussi tenir compte du fait que pour Alex, le sport en pleine nature doit rester de la découverte : "Même si j'emprunte les chemins balisés de VTT, j'essaie au maximum de passer aussi par les sentiers de randonnée pédestre, car ils sont plus difficiles, plus techniques, avec davantage de rochers, de racines, et ils sont plus étroits. Tout ça fait partie de l'aventure !"

Pour le plaisir de la descente...

Ceci avec un respect total vis-à-vis à la fois de la nature, des endroits où il passe et des autres occupants de la forêt. "J'ai un profond respect pour la nature, et même si cela va de soi parce qu'on me l'a appris, je ne pourrais pas faire autrement. Je rejoins à ce titre complètement les valeurs de la Mountain Bikers Foundation qui participe notamment chaque année au nettoyage de la station du Lac Blanc."

Viser l'excellence en allant toujours plus haut

En termes d'effort proprement dit, c'est la grimpée qui génère une motivation forte chez Alex. En randonnée ou à VTT, il apprécie de se sentir "vidé de son stress, de ses soucis" lorsqu'il arrive en haut. Aussitôt renaît alors l'excitation de la descente - un moment privilégié, où Alex se sent retrouver une âme d'enfant.

C'est particulièrement flagrant en VTT, où "les ascensions sont éprouvantes, car il faut du souffle et de l'entraînement. Et lorsqu'arrive la descente, on a la sensation de vitesse, la prise de risque, le plaisir - même si le chemin est technique."

Ses parcours préférés le mènent à l'Ortenbourg, ou près de chez lui au-dessus de Ribeauvillé et Riquewihr (Taennchel-Koenigstuhl) ou encore au-dessus de Buhl.

Même s'il connaît bien ces lieux, Alex a dans l'idée de se dépasser à chaque fois, d'apprendre, de progresser : "J'ai envie de sortir des sentiers battus, je suis sans cesse à la recherche de nouvelles traces près de chez moi : le coin regorge de lieux à découvrir..."Il n'hésite pas à mettre la barre très haut en termes de défis, et projette ainsi de réaliser la Traversée du Massif Vosgien à VTT, du nord au sud (depuis Schirmeck jusqu'à Thann), en mode solo, en septembre prochain. "Un autre rêve serait le tour du Mont Blanc à VTT, je le projette pour 2015", confie-t-il.

... et l'effort de la montée.

Pour l'heure, un de ses passages fétiches reste la descente des châteaux de Ribeauvillé. "Elle est très technique, j'ai toujours de l'appréhension, même si cela fait peut-être une centaine de fois que je l'emprunte. Il y a les cailloux qui roulent, la pente, l'étroitesse du chemin, des passages..."

Une prise de risque mesurée

Ce n'est pourtant pas la vitesse que recherche Alex. "Je ne suis pas un fou furieux, je ne roule pas à tombeau ouvert en descente."

Quelques expériences douloureuses lui ont appris à respecter certaines limites : "Les chutes m'ont calmé. En 2013, j'ai heurté une souche d'arbre lors d'une descente, le casque a bien protégé la tête mais l'épaule s'est écrasée sur le sol et j'ai eu un déplacement de cinq vertèbres. Comme j'ai déjà eu trop mal, je sais qu'il faut une très bonne technique avant de descendre à fond."

L'idée d'intégrer un club n'est du coup pas exclue : afin "d'évoluer, d'apprendre la technique et de réaliser des sorties communes tous les dimanches matins".

Ce qui lui permettrait aussi de prendre davantage de risques, "car", admet-il, "si je suis accompagné, je me lâche davantage, je vais plus à fond. Mais si je suis seul, je sais qu'il n'y aura personne pour me ramasser si je tombe et que je me blesse."

L'envie d'être seul face à soi-même

Quel que soit le sport, l'envie prime de profiter de journées dehors, à être au soleil ou parfois sous la pluie - qu'importe : Alex est dans la nature. "Ce sont d'excellents moments, on croise des animaux, des sangliers, des biches, ces images-là restent gravées."

En mode randonnée, sur le rocher des reptiles, au massif du Taennchel.

S'il aime être seul en VTT, et n'hésite pas à s'octroyer de belles sorties de 40km avec 2 000m de dénivelée positive, Alex a davantage tendance à partager ses parcours en randonnée pédestre : "à condition que le niveau soit suffisant et que l'ambiance soit au rendez-vous. Je n'aime pas subir les autres, je n'aime pas les gens qui ne s'impliquent pas, j'ai besoin de me sentir tiré vers le haut." Ce qu'il espère trouver dans le prochain challenge pour lequel il s'est engagé : le Tour de la vallée de la Thur.

Très récemment, il est parti 4 jours avec un groupe de randonneurs sur le chemin de St Jacques de Compostelle en Alsace. "J'y ai vu une dimension spirituelle, intellectuelle. Il ne s'agissait plus seulement de randonnée, mais aussi d'une quête personnelle, la recherche de certitudes, reprendre confiance en soi. Même si nous étions une quinzaine, j'ai trouvé beaucoup de plaisir à passer quelques moments entièrement seul."

Finalement, comme beaucoup d'entre-nous, c'est ancré dans la solitude de l'effort mais avec le soutien de tout un groupe qu'Alex va le plus loin dans la découverte - du monde, des autres, de lui-même... Quel que soit le chemin, l'essentiel n'est-il pas de le parcourir ?


L'équipement du parfait petit VTTiste selon Alex

En premier lieu, il convient de savoir ce que l'on veut faire en VTT : "s'il s'agit uniquement de faire des balades en forêt sur des chemins larges sans difficulté, on n'a pas besoin d'un matériel spécifique."

Par contre, dès que l'on est à la recherche de sensations, il faut "d'une part un bon équipement, et d'autre part une bonne condition physique" assure-t-il. "Le souffle notamment est important, de même que le cardio et la capacité de récupération. L'alimentation a son rôle également, l'hydratation aussi, énormément. Mais je suis un bon vivant, je fais attention à ce que je mange, je ne me prive pas pour autant. L'essentiel est de se sentir bien dans sa peau."

Le matériel a une incidence sur les possibilités de chemin, il détermine jusqu'où on peut aller, et le niveau de difficulté des chemins que l'on peut emprunter. "Un bon VTT", selon Alexandre, "fait le travail en descente : le confort de la selle, les grosses suspensions avant, arrière, le freinage... Le matériel est l'élément-clé dans le confort en VTT et dans la recherche de sensations extrêmes."

Un bon casque, des gants, des genouillères, une protection dorsale sont essentiels.

Il faut également prévoir de quoi transporter le matériel de rechange : pompe, rustine, chambres à air, kit de réparation de chaîne. "J'ai toujours avec moi une trousse de soin complète, avec une couverture de survie également. Parce que si on a une panne en plein milieu de la forêt, soit on répare, soit on rentre à pied..."

Lui-même utilise un VTT tout terrain, de "cross-country". "J'ai accès à tout, avec ce matériel. En termes de sécurité et de technique, c'est sûr qu'il y a mieux, mais pour mes besoins cela me convient bien", conclut-il.

Alex, qui n'oublie jamais son sourire lorsqu'il fait du sport.


L'auteur,
Elyse Moreigne

Editrice de Plaisir du sport en Alsace, passionnée de langages écrits, nageuse, coureuse et randonneuse, parfois triathlète, engagée pour valoriser la pratique sportive en Alsace en tant que source de bien-être, d'enthousiasme, de dépassement de soi !
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