Randonnée de printemps au Baerenberg - Randonnées photos | Plaisir du Sport En Alsace
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Randonnée de printemps au Baerenberg

Dans la vallée du nain Wurzel - mieux connue de nos jours sous le nom de vallée de Villé - les parcours de randonnée se déclinent à l'infini et offrent des paysages aux contours variés et enchanteurs.

Ce jour-là, attirés au dehors par le retour d'un franc soleil printanier, nos pas nous ont menés auprès d'un massif au nom impressionnant : celui de l'Ungersberg, qui évoque à notre esprit le mot monstre - Ungeheuer - ou faim - Hunger - en Allemand. Il n'en est rien, puisque la traduction alsacienne n'est autre que "montagne des Hongrois", dixit Wikipédia. Est-ce pour autant vraiment plus rassurant ?

Sans oser, pour d'obscures raisons, aller jusqu'au fameux sommet pyramidal culminant à 901m d'altitude, nous frôlerons le massif, sur une randonnée qui nous procurera de superbes points de vue, des espaces de recueillement, ainsi que quelques vestiges oubliés.

À vos godillots, de préférence bien étanches, car la zone est, en cette saison, par endroits encore assez humide...

Le massif de l'Ungersberg, sur la gauche, s'impose dans le paysage dès l'entrée de la vallée de Villé. L'église St-Gilles, au sommet de la colline sur la droite, protège de son aura les villages situés en contrebas.


Distance totale : 11,7km

Dénivelée positive cumulée : 393m

Au départ de Saint-Pierre-Bois (67), parking de la Mairie

Le parcours est à retrouver sur openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=7184697


 Depuis le village de Saint-Pierre-Bois, un chemin balisé rectangle rouge-blanc-rouge monte le long de pâturages où nos pas, pourtant discrets, effraient une jeune biche qui traverse en quelques sauts l'espace clos, devant nos yeux ébahis - et ravis.

La colline du Kirchberg, sur laquelle repose l'édifice religieux, semble, au niveau de cette croix de pierre, encore bien longue à gravir.

Nous voici presque au sommet : de là, le paysage des crêtes dessine une arête irrégulière sur laquelle on reconnaît au loin le plateau légèrement bosselé du Climont.

Nous contemplons une vue époustouflante : avec les châteaux du Haut-Koenigsbourg au fond à gauche, et la silhouette du Frankenbourg, que l'on devine juste en face. Des lieux à (re-)découvrir pour les promeneurs. Une autre fois.

Nous tournons le dos à l'église et aux espaces découverts, pour entrer bientôt dans les sous-bois.

Bien qu'imperceptible visuellement, on sent la nature bourgeonner partout.

Du sommet de l'Ungersberg se détache un panache de fumée que nous analysons comme inquiétant. Les fameux Hongrois se prépareraient-ils à l'assaut ? Ou - bien pire encore : le sommeil du dragon de la vallée a-t-il été troublé ? Pour ne pas effriter davantage notre bravoure, déjà mise à rude épreuve, nous éludons la question. Et continuons notre route...

Une fois en forêt, le chemin devient gras et glissant : il a beaucoup plu les jours précédents. À droite du chemin principal gisent les fondations d'un ancien couvent. Les restes de l'édifice sont majoritairement recouverts par les eaux.

Plus loin, un oratoire offre un lieu de pause et de méditation au soleil.

Partout les travaux forestiers, que l'on entend s'activer, laissent des traces : en particulier sur le bord des chemins. Avec des assemblages de rondins qui ressemblent à des oeuvres d'art inachevées.

C'est le rouge qui domine par terre - et plus en hauteur, sur un chemin escarpé, nous trouvons quelques amoncèlements de grès rose.

Nous passons par le village vacances d'Albéville, à partir duquel s'envisagent de nombreux itinéraires de randonnée. L'Ungersberg, une fois encore, nous tend les bras, mais, décidément, non, quelque chose nous retient encore d'y aller... D'ailleurs, il faut déjà envisager le retour.

En chemin, une stèle est dédiée à un aviateur américain dont l'avion s'est crashé ici pendant la deuxième guerre mondiale.

 Après une dernière descente sur un chemin raviné et boueux, nous voici presque au terme de la balade. Une sapinière entonne à notre passage un chant de Noël totalement hors saison : nous tombons sous le charme de ces beaux sapins !

De retour au village de Thanvillé, nous observons l'immense château de la ville. Actuellement propriété privée, ses origines remontent au XIe siècle. Il est situé sur l'ancienne route du sel, qui reliait les Salines de Lorraine aux pays germaniques. Vous trouverez plus d'informations à ce sujet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thanvill%C3%A9

Pour ce cheval, comme pour nous, l'Histoire reste loin de nos préoccupations : l'heure est à la contemplation. Nous prenons notre temps pour savourer la beauté des lieux, et le calme qui nous abreuve.

De retour à notre point de départ, nous nous faisons la remarque qu'il en faut peut pour se ressourcer vraiment - et notre guide, le nain Wurzel, le sait parfaitement. D'autant qu'entre nain vert sapin et terre rougeâtre, les attraits ne manquent pas pour venir fouler les sentiers de la vallée de Villé.


L'auteur,
Elyse Moreigne

Editrice de Plaisir du sport en Alsace, passionnée de langages écrits, nageuse, coureuse et randonneuse, parfois triathlète, engagée pour valoriser la pratique sportive en Alsace en tant que source de bien-être, d'enthousiasme, de dépassement de soi !
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