Comment devient-on finisher du Trophée des Vosges ? - Portraits | Plaisir du Sport En Alsace
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Comment devient-on finisher du Trophée des Vosges ?

Participer au Trophée des Vosges, c'est d'abord aimer la course nature. Ensuite, c'est apprécier les parcours exigeants, les distances variées. Enfin, c'est le plaisir de la découverte de très beaux sentiers de course, en Alsace et alentour.

109 personnes se sont classées en 2014 au challenge "montagne", qui consiste à terminer six épreuves (2 courtes, 2 moyennes, 2 longues) parmi celles figurant au calendrier spécifique du Trophée des Vosges. 

Avant que ne démarre l'édition 2015, qui se profile déjà avec une première épreuve le 22 février, nous avons eu envie de revenir sur le parcours de quatre finishers du Trophée des Vosges 2014. Marie, Muriel, Frédéric et Yves nous parlent de cette expérience enthousiasmante.

Un challenge pour vieux routards - et aussi pour les nouvelles recrues du trail

Il n'y a pas d'âge pour se fixer des défis. Avec une moyenne d'âge de 51 ans pour nos quatre traileurs (47 ans pour l'ensemble des participants au Trophée des Vosges en 2014), on pourrait cependant croire que seule l'expérience compte pour réussir un tel challenge.

Il est vrai que Frédéric, à 69 ans, a un recul de 45 ans d'expérience en course à pied, et connaît le Trophée des Vosges depuis ses débuts. Yves, lui, 51 ans aujourd'hui, n'a commencé qu'à 38 ans à courir en compétition, et réalisait son premier Trophée des Vosges six ans plus tard.

Muriel, 52 ans, est tombée dedans un an après avoir réalisé son premier trail, en 2008, sans avoir une grosse expérience de course à pied auparavant.

De même, "ça a été une première en 2014", pour Marie, 33 ans. "Je ne cours en compétition que depuis octobre 2013. J'avais entendu parler du Trophée des Vosges par un ami, et je me suis lancé le défi d'y participer !" Une vraie découverte pour elle, d'autant que "je n'avais jamais fait de trail auparavant."

Nous voici rassurés : à condition d'un entraînement adéquat, le challenge est vraiment ouvert à tous.

De 16 à 73 ans sur l'édition 2014, le Trophée des Vosges brasse toutes les générations de coureurs. Ici sur le Circuit des Grands Crus, avec Frédéric, 69 ans, en haut à droite, suivi par une ribambelle de jeunots (crédit photo : L'Alsace en courant, Vincent Chapin, http://alsace-en-courant.com).

Voir, dans le challenge, l'opportunité de pratiquer la course nature

Le tout, c'est d'avoir le goût de la montagne, de la nature.

Ainsi, Yves a toujours aimé les randonnées, le vélo. "Je faisais bien quelques footings, mais c'était sans prétention". La course à pied en compétition est arrivée le jour où il a réalisé son rêve de gosse : celui d'avoir un Husky. Ceci n'a pas échappé à l'oeil averti de Jacques Adam, président du Trophée des Vosges et adepte de canicross, qui a proposé à Yves, en 2002, de rejoindre le Spiridon Club et de se mettre à courir avec son chien.

Muriel, de son côté, appréciait déjà l'équitation et la randonnée, mais "du fait de mes contraintes professionnelles, je ne trouvais plus le temps pour cela." La course à pied a représenté une alternative efficace pour gérer son stress.

"Plein de bonheur dans la nature et une bonne santé", voici les arguments du trail pour Frédéric, qui pratique également alpinisme, ski et vélo.

Et même lorsque l'approche nature n'est pas une priorité, elle permet de "repousser les limites un peu plus à chaque fois", indique Marie, pour qui "la course à pied apporte un équilibre, de la sérénité aussi, ainsi que le fait de se dépasser en compétition."

 

De très belles courses, des paysages splendides, comme ici sur les Mini-Crêtes (crédit photo : L'Alsace en courant, Vincent Chapin, http://alsace-en-courant.com).

Faire son choix parmi une large sélection de courses de montagne

38 courses sont proposées, en 2015, par le Spiridon Club : 17 longues (comprises entre 21 et 54km), 10 moyennes (comprises entre 13 et 18km) et 11 courtes (comprises entre 6,7 et 14km). Démarrant le 22 février pour les premières moyenne et longue du Trail de la Moselotte à Cornimont (88), le challenge se terminera à Niederbronn-les-Bains (67), avec l'épreuve courte de la Montée du Wintersberg. Et intègre chaque année quelques nouveautés, en remplacement, parfois, de courses qui, elles, ne sont pas reconduites.

Dans ce calendrier, le choix des épreuves peut se révéler délicat en fonction du niveau de technicité de la course. Parfois, il s'avère également stratégique en fonction de la popularité de la course et donc du nombre de points que l'on peut espérer obtenir.

Pour Marie, il s'est fait en fonction de plusieurs critères : "la situation géographique, la beauté des sites, le niveau de difficulté et aussi suivant les dates", indique-t-elle.

Frédéric a plutôt fait "au hasard des dates, en accord avec mon épouse qui participe aussi. Le calendrier est suffisamment long pour que chacun puisse faire ses choix de date et de niveau de difficulté."

Du fait de son travail prenant, Muriel estime que la participation à six épreuves durant l'année "demande une certaine organisation et de la disponibilité, surtout au niveau des courses longues pour lesquelles il faut trouver le temps de s'entraîner. Mais j'ai le goût du défi", explique-t-elle, "je fonctionne par objectif".

Et comme aucun coureur ne ressemble à l'autre, Yves confie n'avoir eu aucun problème à finir le challenge. Comme depuis sa première participation au challenge en 2008, "j'étais l'un des premiers à avoir les six courses".

 

Yves évolue également en canicross, ici avec Vénus sur le Caninature des Foulées d'Ungersheim.

Découvrir de nouvelles courses, belles et exigeantes, dans une ambiance saine et conviviale

La performance sportive n'est pas le critère déterminant, pour nos athlètes, dans ce challenge. Le Trophée des Vosges c'est surtout une "occasion de découvrir de belles courses de montagne, ainsi qu'une aventure humaine", indique Marie. Un point de vue qui résume bien l'idée générale des participants.

Car s'il estime être un "coureur très moyen", Yves apprécie "toutes ces courses du Trophée des Vosges où il y a du monde, et une bonne ambiance ! C'est souvent l'occasion de revoir des amis, de faire de nouvelles rencontres, de découvrir de superbes paysages."

"Globalement, j'ai apprécié de découvrir de nouvelles épreuves grâce au challenge", poursuit Marie, "je suis satisfaite de ce choix, de m'être laissée surprendre."

"Sur chaque course", indique quant à elle Muriel, "il y a de la convivialité : c'est important pour moi. Si c'était trop difficile, je n'aurais pas envie de continuer."

Frédéric apprécie lui aussi l'ambiance saine, les amis, le challenge. "Je suis venu à la course à pied par un ami, indique-t-il. Puis on s'est entraîné pour le marathon, les courses de montagne, le cross...  À mon âge, je me satisfais du plaisir de partir avec des plus jeunes et de m'accrocher."

 

Ici, Frédéric, sur le Kaiserstuhllauf - sous un franc soleil (crédit photo : L'Alsace en courant, Nicolas Fried, http://alsace-en-courant.com).

Dépasser les petites et grosses difficultés de chaque défi

S'il y a bien un constat que tous ont pu faire, c'est que la course nature n'est jamais de tout repos.

Parmi les courses auxquelles elle a participé, Marie a davantage apprécié les distances courtes et longues, car "le terrain y était plus accessible, la météo clémente, les sensations bonnes. Mon meilleur souvenir est sur le Tour du Taennchel, à Ribeauvillé, avec un très beau parcours, j'y étais en tête des féminines jusqu'au 11e kilomètre." Pourtant, c'est un autre son de cloche sur les Mini-Crêtes où, "avec des sentiers très escarpés, une température de 4° au départ, j'ai failli me blesser les chevilles à maintes reprises, et étant donnée la difficulté, je n'ai pas pu accélérer comme je l'aurais souhaité et j'en ai été très frustrée."

Parfois, les conditions météo sont terribles, comme lors du Circuit des Grands Crus en 2013 où "il y avait de la neige, il faisait froid, on marchait tous dans la descente car le sol était glacé !", se remémore Muriel. Au final, elle mettra plus de 3 heures pour passer la ligne d'arrivée - et cela reste son pire souvenir du Trophée des Vosges. "Les autres courses sont vraiment sympa, celle des Mini-Crêtes est casse-pattes en raison des racines, cailloux, etc. mais c'est très, très beau !"

Pour Yves, un défi plus ambitieux que d'habitude a mis à mal sa motivation : "en 2014, j'ai voulu participer au Maratrail du Ballon d'Alsace. C'était la première fois que je faisais cette distance, ça a été très difficile pour moi, d'autant qu'il faisait très chaud. C'était un challenge en soi, car je n'ai pas l'objectif d'en faire plus. L'Alsace me va très bien, je n'ambitionne pas d'aller plus loin pour courir."

"Avec ma longue expérience, je ne peux plus avoir de mauvaise surprise", affirme Frédéric avec sérénité. "Lorsque la météo se déchaîne, on redouble d'ardeur pour terminer."

Marie, déterminée, sur le Trail Crêtes et cimes (crédit photo : L'Alsace en courant, Nicolas Fried, http://alsace-en-courant.com)

Continuer aussi longtemps que possible !

Même si le défi peut paraître exigeant, en termes d'entraînement, d'organisation, de technicité, l'envie de retenter l'aventure s'exprime à chaque nouvelle saison.

"Je veux continuer aussi longtemps que possible !" reconnaît Frédéric.

Muriel a déjà pris part 5 fois au challenge. Si elle s'enthousiasme chaque année à y participer, elle regrette que cela devienne un peu trop élitiste. "Ce serait bien s'il y avait une formule plus souple, où chacun pourrait choisir parmi les six courses en fonction de ce qu'il préfère - ou tout simplement de ce qu'il peut. J'estime qu'il faut conserver au challenge un côté populaire et convivial, sans trop miser sur la performance. Je trouve dommage que certains anciens laissent tomber, car ça devient trop rapide. Il faut trouver un bon équilibre personnel. Pour moi, cela devient difficile aussi avec l'âge, et en raison de mes chevilles fragiles."

Marie, en 2015, a envie de privilégier les courses courtes, et de participer à des épreuves "que j'affectionne particulièrement", auxquelles s'ajoutera un calendrier triathlon.

"Je ne pourrais pas m'en passer !" admet Yves. Lui qui participe notamment activement aux épreuves du Trophée des Vosges chaque année trouve son équilibre physique et un plaisir sans égal dans cette discipline. "À mon âge, je suis fier d'avoir cette condition physique, même si je n'ai aucun objectif de performance niveau chrono. Je n'ai rien à gagner, je fais ça parce que ça me plaît. Paysages, convivialité, équilibre : c'est un tout."

Un tout qui, comme pour Yves, Muriel, Marie et Frédéric, séduit les amateurs de course à pied nature depuis 36 ans maintenant, avec une moyenne de 135 personnes figurant au classement, et qui rassemble jusqu'à 1 200 coureurs sur les courses les plus disputées.

En soi, il n'y a pas de secret pour réussir le Trophée des Vosges : il suffit de prendre le challenge comme une belle aventure, riche de découvertes humaines et nature, accessible pour peu qu'on s'en donne les moyens.

Si vous vous sentez tenté(e) par l'idée et avez envie d'en savoir plus, poussez la visite un peu plus loin : http://www.trophee-des-vosges.com/


MARIE

(crédit photo : L'Alsace en courant, Nicolas Fried, http://alsace-en-courant.com).

Son entraînement : pour le Trophée des Vosges, elle s'est entraînée soit avec son mari, triathlète, soit seule. Depuis octobre 2014, elle a rejoint l'EHA de Cernay, et se fait coacher par Raymond Pretat, qui établit pour elle des plans d'entraînement adaptés.

Avec 5 séances par semaine, (dont deux de fractionné court et long), "je remplace les sorties course à pied par du vélo au printemps car je m'entraîne également pour les compétitions de triathlon."

En termes d'alimentation : "j'évite au maximum la consommation à base de gluten et de lactose, surtout les veilles de compétition".

Son credo : "j'aime le fait de repousser mes limites chaque fois un peu plus."

Son Trophée des Vosges "montagne" 2014 : Ronde des Elfes, Course du Rabseppi, Grimpée du Hohrodberg, Kaiserstuhllauf, Elan des Daims, Crêtes et cimes, Mini-Crêtes, Circuit des Grands Crus, Tour du Taennchel, Fastienne.

YVES

Son entraînement : "en canicross, je réalise des sorties de 8 à 10km en hiver. Le dimanche je réalise une sortie longue, soit seul, soit en rejoignant un groupe de l'ACAB, près de Belfort. Et du fitness en semaine."

Son credo : "aller jusqu'au bout de l'effort. Je n'abandonne pas sans une raison valable."

Sa distance préférée : autour des 25km.

Son Trophée des Vosges "montagne" 2014 : Grimpée du Hohrodberg, Ronde des Elfes, Course du Rabseppi, Trail de la Moselotte, Kaiserstuhllauf, Rougement nature, Elan des Daims, Trail du Vieil Armand, Maratrail du Ballon d'Alsace, Trail du Pays Welche, Fastienne. Yves aurait pu certainement en ajouter, mais il a été blessé à l'orteil après la Fastienne, et immobilisé pendant 3 mois.

MURIEL

Son entraînement : deux sorties par semaine, le mercredi soir avec le club (EHA Pulversheim) et le week-end.

Son Trophée des Vosges "montagne" 2014 : Mini-trail de l'âne, Ronde des Elfes, Montée de l'Avison, Rougemont nature, Elan des Daims, Mini-Crêtes, Fastienne, Tour du Taennchel.

Son credo : cela ne la dérange pas d'y aller tranquillement, comme sur l'élan des Daims, où "j'allais à mon rythme", confie-t-elle avec amusement, "j'en bavais un peu, et je me suis mise à discuter avec la personne à côté de moi. Il m'a fallu un petit temps pour comprendre qu'il s'agissait du coureur balai : j'étais dernière !"

FREDERIC

Son entraînement : "Je réalise un entraînement par semaine, et je participe à une compétition toutes les deux semaines, cela me suffit. Je mange et bois de tout, avec modération cependant."

Son credo : "L'arrivée, la douche ! Une bonne bière en été ou un vin chaud après les cross d'hiver : voilà les moments de plaisir !"

Son Trophée des Vosges "montagne" 2014 : Grimpée du Hohrodberg, Montée du Molkenrain, Grimpette du Frenz, Montée du Wintersberg, Kaiserstuhllauf, Foulées de la Zorn, Circuit des Grands Crus, Tour du Taennchel, Maratrail du Ballon d'Alsace.

Un petit bout de ce que l'on trouve sur le Trophée des Vosges : ici sur le Trail des Balcons d'Orbey (crédit photo : L'Alsace en courant, Nicolas Fried, http://alsace-en-courant.com)


L'auteur,
Elyse Moreigne

Editrice de Plaisir du sport en Alsace, passionnée de langages écrits, nageuse, coureuse et randonneuse, parfois triathlète, engagée pour valoriser la pratique sportive en Alsace en tant que source de bien-être, d'enthousiasme, de dépassement de soi !
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