Tour de la Vallée de la Thur 2015 : une édition exagérément ambitieuse, pour le plus grand plaisir des randonneurs - Evénements | Plaisir du Sport En Alsace
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Les défis en Alsace
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Tour de la Vallée de la Thur 2015 : une édition exagérément ambitieuse, pour le plus grand plaisir des randonneurs

Depuis le premier avril, les inscriptions au 40e Tour de la Vallée de la Thur sont ouvertes.

Cette randonnée, devenue mythique de par ses dimensions "hors normes", célèbre cette année un anniversaire tout rond. Pour le Club Vosgien de Saint-Amarin, organisateur du Tour, le format XL étant la norme, cela implique une petite fantaisie : un parcours XXL, sur un circuit en huit, couvrant 107,2km de sentiers et chemins de montagne.

Trois versions plus courtes seront également au programme, sur le même principe qu'en 2014, avec des circuits vert, bleu, rouge, de 28,620km à 70,1km. Quid de la dénivelée ? Etant donnée la distance, elle sera bien sûr conséquente.

Alors, armez-vous de courage, d'audace et de ténacité, puis venez partager l'ambiance du Tour.

 

Une belle - et longue, voire très longue - balade sur les sentiers des massifs autour de la vallée de la Thur : un programme de choix pour les randonneurs chevronnés du Tour de la vallée de la Thur.

S'engager sur une épreuve géante de marche

Le Tour de la vallée de la Thur, les marcheurs en quête de défis le savent désormais, c'est un challenge très ambitieux : celui de réussir à aller jusqu'au bout de près de 100km de randonnée en 24h.

Cette année, comme tous les 5 ans, le Club Vosgien de Saint-Amarin (CVSA), club organisateur, voit grand : le tracé s'étire sur 107,2km, pour 5 833m de dénivelée positive.

Pour un tel format, plus que jamais, un entraînement rigoureux s'impose. Car "s'aligner sur le départ du grand Tour, cela demande une préparation", précise Bernard Herrgott, responsable du Tour de la vallée de la Thur au sein du CVSA.

"C'est un défi physique", qui nécessite même désormais un certificat médical. "C'est aussi un test de volonté", souligne l'organisateur. Lui-même a participé à son premier Tour suite à la lecture d'un article dans le journal. "Les anciens m'ont alors tiré jusqu'au bout, étape par étape". Car la volonté vacille au fur et à mesure des kilomètres. Mais Bernard a tenu bon, même si à l'arrivée : "je n'ai plus pu me relever du banc où je m'étais assis !", évoque-t-il avec amusement.

Depuis, il a terminé 23 éditions du Tour. Et sait donc que, "pour réussir à faire 100km, si vous avez fait 3 marches de 40km, vous terminerez sans problème". C'est d'ailleurs pour cette raison que le CVSA propose trois randonnées d'entraînement à ses adhérents : "d'environ 40km, avec des dénivelées progressivement plus importantes".

En 2015, le Tour de la vallée de la Thur, 107,2km pour 5 833m de dénivelée, se prépare de façon encore plus rigoureuse.

S'entourer de bons conseils pour terminer le défi

Pour bien se préparer, quelques recommandations essentielles seront à observer le jour J - autant de précieux conseils que vous pourrez tester lors de vos entraînements :

  • "Marcher régulièrement, ne pas partir trop vite, à votre rythme, et pas seul, avec un groupe de même niveau".
  • "L'alimentation est très importante, il ne faut pas manger trop de sucres, et alterner le sucré et salé sur le parcours".

  • "Il faut également beaucoup boire".

  • Enfin, "il ne faut pas oublier de contempler le paysage".

Car "la randonnée est un moment de détente", insiste Bernard, "même sous la pluie. C'est un sport non-violent. C'est une activité de découverte aussi : des paysages, de la montagne, qui est belle partout. Et sur le Tour de la vallée de la Thur, c'est l'occasion de déterminer - voire de dépasser - ses limites personnelles."

Pour gérer les descentes sans se faire trop mal, l'organisateur nous indique sa technique : "celle de trottiner légèrement, pour éviter un cumul de poids sur les cuisses."

Il préconise également de ne pas être trop sûr de soi dans la gestion des parcours, qui peut se révéler plus difficile que prévue : ainsi, "certains s'imaginent bien connaître l'itinéraire, parce qu'ils l'ont fait de jour, pourtant ils se perdent la nuit", a-t-il pu déjà remarquer. "Cela s'explique parce que les repères sont différents, que les conditions météo peuvent être mauvaises..." Sans oublier la fatigue, ou tout un tas d'autres facteurs que l'on ne maîtrise pas forcément.

Réussir le Tour de la vallée de la Thur ? Cela s'avère aussi simple que de mettre en oeuvre les astuces des randonneurs expérimentés pour tenir bon sans se faire mal.

Quatre parcours pour offrir plus de sécurité aux randonneurs 

Pour les marcheurs qui cherchent à se lancer un défi moins conséquent, cette année comme l'an passé, il sera possible de s'engager sur l'un des formats plus petits.

"L'idée d'offrir 4 parcours au lieu d'un seul est issue d'un double constat : nous avons eu de plus en plus de monde, par effet de bouche-à-oreille", ont remarqué les organisateurs. "Mais du coup, il fallait rapatrier de plus en plus de gens qui n'arrivaient pas au bout." Ces formats intermédiaires permettent ainsi d'assurer la sécurité du Tour de la vallée de la Thur, avec trois navettes de rapatriement au bout de chaque parcours.

Ces étapes sont le gage d'une certaine tranquillité d'esprit, pour les organisateurs et surtout pour les participants, car cela permet à beaucoup de marcheurs de se dire : "je me lance sur le 28km, et puis on verra bien !" Sans oublier que, sur un plan personnel, "ces trois parcours permettent une progressivité dans la recherche de ses limites grâce au Tour de la vallée de la Thur", estime Bernard.

Les navettes seront en liaison radio pour pouvoir gérer en temps réel le flux des retours. "Nous avons fait appel à l'ADRASEC, groupe de radioamateurs : ils nous permettront de faire un point sur l'avancée des randonneurs, mais aussi de prévenir les secours en cas de gros souci. La couverture par téléphone portable étant aléatoire sur le parcours, cette solution s'imposait." Et pour les randonneurs, "c'est l'assurance de pouvoir rentrer correctement."

Les serre-files, accompagnateurs-balais du Tour, seront là pour éviter des débordements de délais trop conséquents. "Si nous sommes relativement souples sur la première partie, au-delà du repas du soir, nous imposons un rythme minimum de 4,5km/h", indique ainsi Bernard.

Quel que soit le format choisi, les randonneurs auront la possibilité d'être rapatriés sur les trois points de navette (Col Amic, Moosch, Col d'Oderen) s'ils sont arrivés au bout de ce qu'ils pouvaient donner.

Garder l'esprit originel du Tour de la Vallée de la Thur

Au-delà des aspects techniques, s'engager sur le Tour de la vallée de la Thur, cela constitue un défi personnel. "C'est la motivation numéro un des participants : celle de se prouver à soi-même qu'on est capable de faire des choses", estime Bernard. Et peut-être justement parce que c'est un challenge ambitieux, chaque année, les appréciations des marcheurs sont très positives.

Le succès du Tour de la vallée de la Thur se mesure ainsi à l'aulne des gens qui reviennent, "nombreux", a calculé Bernard. Les raisons en sont multiples : "le Tour est un mélange de beauté - celle de la vallée, celle des crêtes - qui attire les gens." De nombreux randonneurs viennent aussi simplement "pour les bienfaits de la marche".

Cependant, les organisateurs constatent qu'en même temps que le nombre de participants augmente, certaines dérives apparaissent : "de plus en plus de gens viennent consommer le Tour de la vallée de la Thur : ils estiment qu'ils ont droit à tout parce qu'ils ont payé. Or ce n'est pas ça l'esprit du Tour". Ainsi, au moment des repas : "les gens ont l'impression que le repas est de la responsabilité de l'organisateur, or il s'agit juste d'un support, car à 400 personnes, il fallait trouver une solution pour accueillir tout le monde. Du coup la ferme-auberge n'accueille personne d'autre que les marcheurs du Tour, mais la notion d'ambiance d'accueil de ces établissements en prend un coup. Sans compter qu'il y a un manque à gagner pour l'aubergiste."

Et Bernard de rappeler, à juste titre que, à l'époque, lorsqu'ils n'étaient que quelques dizaines à prendre le départ, le repas était alors tiré du sac. Car le Tour de la vallée de la Thur n'est pas une compétition, il doit permettre de "tenter de relever un défi dans un esprit de camaraderie, et sans autre ambition que de passer des bons moments ensemble", peut-on lire sur le site du CVSA. En faisant preuve de bon sens, sans se surestimer, en employant tous les bons conseils que les membres du CVSA sont à même de donner.

L'âme du CVSA et celle du Tour de la vallée de la Thur tiennent peut-être d'ailleurs en ces quelques principes simples : briser la norme, pour affirmer sa singularité, ne pas se fondre dans la masse, mais au contraire sortir des sentiers battus, et finalement oser - la créativité, l'originalité, l'extravagance, la démesure, le plaisir...

En prenant part à l'expérience du Tour, vous découvrirez à coup sûr un enthousiasme aussi impressionnant que les distances annoncées. Quoi de plus normal que tous ceux qui s'y engagent en ressortent ravis ?

 Des participants motivés, qui sont de plus en plus entraînés, et réussissent de plus en plus à finir le Tour de la vallée de la Thur - pour le plus grand bonheur des "fous du CVSA", le club qui compte le plus d'adhérents avec 1 650 membres. À l'instar d'Obi-Wan Kenobi, maître Jedi, on peut raisonnablement se demander : "qui est le plus fou des deux : le fou, ou le fou qui le suit ?"

Modalités pratiques

Date : samedi 20 juin

Lieu : Saint-Amarin (68)

Départs : 10h et 10h15

Distances et dénivelées :

  • 107,2km et 5 833m D+ / 5 833m D- (certificat médical obligatoire)
  • 70,1km et 4 307m D+ / 3 831m D- (certificat médical obligatoire)
  • 41,5km et 2 230m D+ / 2 350m D-
  • 28,620km et 1 706m D+ / 1 289m D-

Tarifs (de 5 à 15€) et inscriptions, jusqu'au 24 mai à minuit : http://www.club-vosgien-saint-amarin.fr/#/tdv-reglement/4205348


L'auteur,
Elyse Moreigne

Editrice de Plaisir du sport en Alsace, passionnée de langages écrits, nageuse, coureuse et randonneuse, parfois triathlète, engagée pour valoriser la pratique sportive en Alsace en tant que source de bien-être, d'enthousiasme, de dépassement de soi !
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